Le Duché de Bretagne

Le duché de Bretagne naît en 939 à la suite de la bataille de Trans qui voit la victoire d'une armée de Bretons et de Francs, commandée par Alain Barbetorte, comte de Poher; Juhel, comte de Rennes et Hugon, comte du Mans, contre une armée de Vikings qui ravage la Bretagne depuis le début du Xème siècle. À la tête d'une Bretagne affaiblie, réduite aux frontières qui était siennes du temps de Nominoé, Alain Barbetorte ne peut prétendre au titre de roi et ne sera que duc. Il prête hommage à Louis IV, Roy de France, en 942.

En 1040, Conan II, âgé de dix ans, devient duc, mais en 1066, il est empoisonné par un de ses vassaux, alors qu'il partait combattre Guillaume le Conquérant, qui, lui, était en train d'organiser son invasion de l'Angleterre. Son beau-frère Hoël V, réunit Rennes, Quimper et Nantes. Avec d'autres seigneurs bretons, il participe à la bataille de Hastings obtenant le comté anglais de Richemont, pour service rendu, ayant représenté le mythe arthurien face aux Saxons.

Jusqu’au Xème siècle, la Bretagne est durement touchée par les attaques des Vikings et des Normands et l’autorité des rois et des ducs est quasiment inexistante. Les luttes dynastiques provoquent l’éclatement du duché en comtés, et l’autorité du duc est encore affaiblie par les revendications persistantes des voisins, duc de Normandie et comte d'Anjou. Ce processus de fragmentation politique est arrêté et renversé par des mariages qui aboutissent à investir du titre ducal un seul individu, Alain IV Fergent.

Le règne long et stable d’Alain permet l’accroissement des possessions bretonnes, dont la confirmation de l’attribution du comté de Richemont par le roi Guillaume Ier d'Angleterre. Sa femme Ermengarde d'Anjou tient le duché pendant cinq années durant la première croisade que fit Alain IV. Elle participe à la fondation de Fontevraud et entretient de profondes relations avec Bernard de Clairvaux. Son fils Conan III le Gros continue son œuvre de rétablissement de l’autorité centrale. Conan IV étant redevable à Henri II Plantagenêt, une crise de succession s’ouvre à sa mort, qui annule les progrès effectués et permet au roi d’Angleterre Henri II de revendiquer la suzeraineté. Entre 1166 et 1186, Henri II réunit la Bretagne à ses possessions continentales, et marie son troisième fils, qu'il a eu avec Aliénor d'Aquitaine, Geoffroy, à Constance, héritière du duché.

Souvent dans le duché de Bretagne, les époux des duchesses se sont pris pour des ducs. Alors qu'ils n'étaient que régents, baillistres ou princes consorts. Mais les historiens étant hommes et français, écrivent « duc, du chef de la duchesse ». Il en fut ainsi de 1060 à 1201 avec les duchesses Havoise, Berthe, Constance ou Alix. La duchesse Constance a, en particulier, une forte légitimité, ayant toujours résisté, ayant été soutenue par le peuple breton et ayant été reconnue par la noblesse bretonne. La fille de Conan IV née en 1171, fut mariée trois fois et a eu les enfants suivants :

  • Geoffroy II Plantagenêt
  • Raoul de Chester (chassé à la mort d'Henri II)
  • Gui de Thouars

Constance est la mère d'Aliénor et du futur duc Arthur de Bretagne avec son premier époux (qui s'attacha de façon surprenante à la Bretagne). Avec son troisième époux, elle donne naissance à la future duchesse Alix de Bretagne (les droits d'Aliénor, emprisonnée à Bristol par les Anglais, passeront à Alix). L'assise du comte Geoffroy II reconnaît le droit d'aînesse pour éviter les réductions des terres et le démantèlement du service d'armes des seigneuries. En 1197, Arthur Ier de Bretagne, né sept mois après la mort de son père dans un tournoi, n'est âgé que de onze ans et sa mère assure la régence avec le soutien des Bretons face à Richard Cœur de lion. La domination des Angevins en Bretagne prend fin en1203, quand le roi Jean sans Terre tue son neveu Arthur, âgé de dix-sept ans, fils de Geoffroy II et de Constance, de peur qu'il ne réclame également le trône d'Angleterre, qui était pourtant dû à Arthur I de Bretagne.

Arthur Ier, qui était né presque miraculeusement, le 29 mars 1187, gênait beaucoup les rois d'Angleterre. Henri II, Richard Cœur de lion puis Jean sans Terre ont consacré les dix-sept années de sa courte vie à essayer de la lui enlever. En effet, avec les textes de la matière de Bretagne, depuis 1135, le mythe du retour d'un grand roi qui réunirait Cornouaille, Pays de Galles, Armorique... avait été répandu (en grande partie par Henri II lui-même qui cherchait à se faire apparaître comme ce roi) et donc, Henri II fut très mécontent que Constance donne à son fils ce prénom. Trois ans après la naissance d'Arthur, Henri II fera tout pour prouver que le roi Arthur, celui de la table ronde qui avait vécu au Vème siècle, était bien mort et enterré à Glastonbury, sans aucune chance d'un quelconque retour, comme les populations l'espéraient. Très meurtris, après ce qui apparut comme l'assassinat de ce jeune duc Arthur, les Bretons se tournèrent alors vers le roi de France Philippe II Auguste.

Le mariage en 1213 de l’héritière Alix  au capétien Pierre de Dreux prince consort, inaugure une nouvelle dynastie, celle des Dreux. Cela permet à la Bretagne de retrouver une certaine autonomie, bien que les ducs prêtent hommage et reconnaissent la souveraineté des Capétiens.

Jean Ier le Roux et Jean II le Saint se succèdent. Jean I est pondéré mais en 1240, il mène un combat contre les juifs et en 1270 participe à la huitième croisade avec Louis IX. Il est l'allié du roi de France Philippe III le Hardi, tout en gardant un œil sur son comté de Richemont. Jean II meurt à Avignon lors de sa rencontre avec le pape Clément VI.

En 1297, le duc Jean II obtient le titre de pair de France. Arthur II et Jean II le Bon sont des ducs pacifiques durant 36 ans. Au moment où en France, l'exclusion salique se met en place à partir de Philippe VI, les vingt-trois années de guerres, impliquant pour les Montfort le fils d'Arthur II soutenu par le roi Édouard III d'Angleterre et pour les Penthièvre la nièce de Jean III soutenue par Philippe VI de Valois, la Bretagne maintient cependant, comme en Grande-Bretagne, la filiation au duché hors de l'exclusion salique.

Dès la fin du XIIIe siècle et bien avant l'Ordonnance de Villers-Cotterêt, l'administration ducale abandonna le latin au profit du français, sans passer par le breton. Jusqu'au XIIIe siècle, les actes administratifs et juridiques sont rédigés en latin, puis le français concurrence le latin dans les actes de la chancellerie.

Après la guerre de succession de Bretagne, Jean IV de Montfort le Victorieux et Jean V le Sage permettent durant soixante-dix-huit ans à la Bretagne de continuer à entretenir des liens avec la couronne d'Angleterre grâce au comté de Richmond, jusqu’à la guerre des Deux-Roses moment où l'Angleterre n'est plus en mesure d'aider la Bretagne. La Bretagne du duc François Ier de Bretagne dit « le Bien-Aimé » se rapproche du royaume de France. Pierre II dit « le Simple » est suivi par Arthur III, le justicier de Richemont, connétable du roi de France Charles VII, comme le furent Bertrand Du Guesclin de Charles V et Clisson de Charles VI. Arthur III, connétable de France, combat les Anglais. Son neveu, le duc François II, pour sa part, participe à la guerre folle, fronde de grands seigneurs féodaux contre le roi de France. Il est battu et son pouvoir restreint sur ses fiefs dont le duché de Bretagne. Durant son opposition au roi de France, il tente de donner à la Bretagne les attributs d'un royaume et fonde l'Université de Nantes et la première imprimerie bretonne à Pontivy.

En 1465, le duc François II confisque le comté de Penthièvre à Nicole de Blois, ce qui affaiblit la position des Penthièvre dans le duché. À la suite de la révolte de grands féodaux contre le pouvoir royal lors de la guerre folle, François II, subit d'importantes défaites militaires en 1488 (Bataille de Saint-Aubin-du-Cormier). Après la mort du dernier duc masculin, le chef de la maison de Penthièvre est Jean de Brosse (mort en 1502), petit-fils de Nicole de Blois. Il revendique l’héritage du duché, mais la fille de François II, Anne de Bretagne, est couronnée duchesse.

Anne de Bretagne négocie son mariage avec l’héritier des Habsbourg. Le roi de France Charles VIII intervient alors sous le prétexte du traité du verger ce qui conduit à un nouveau conflit. Anne de Beaujeu pensionne des espions bretons et fait en sorte que son frère Charles VIII épouse Anne puis fait annuler son mariage précédent par le pape. Anne de Bretagne refuse alors tout mariage avec les princes que le roi propose et demande que ce soit le roi lui même qui l'épouse. Ce mariage a lieu le 6 décembre 1491 à Langeais. Anne est successivement l'épouse de deux rois de France (Charles VIII et Louis XII). Le duc d'Orléans, Louis XII, ami de longue date d'Anne, sera un mari aimant. Anne maintiendra les impôts seulement à destination des États de Bretagne, les octrois et jugements aux pays. Cette reprise en main du duché sera évidente lors du Tro Breizh d'Anne. Les héritiers du duché de Bretagne sont par contrat de mariage les descendants masculins d’Anne de Bretagne ou par défaut ses descendants de sexe féminin. L'administration du duché est attribuée au roi de France. Sans descendant mâle, c'est donc sa fille Claude, épouse du roi François Ier de France, qui devient duchesse de Bretagne. Le mariage n'aura pas lieu durant le vivant d'Anne qui y était opposée (préférant voir sa fille mariée à l'héritier espagnol, le futur Charles Quint) : une clause avait été prévue au cas où Anne pourrait encore avoir un fils. Anne de Bretagne meurt à trente-sept ans et Claude est mariée quatre mois après sa mort. Le fils de celle-ci, dauphin de France, est couronné sous le nom de François III, duc de Bretagne (1518-1536), mais il décède à l'âge de dix-huit ans. C'est alors son frère, le futur Henri II, qui devient le duc de Bretagne.

En 1532, un traité d'union de la Bretagne à la France est demandé par les Etats de Bretagne, après plusieurs unions matrimoniales entre les duchesses de Bretagne et les rois de France. Les héritiers de la famille de Brosse sont gouverneurs de la Bretagne, et il a pu être considéré que le frère de François III, Henri II est le dernier duc de Bretagne en 1536. Lorsqu'il monte sur le trône de France en 1547, la Bretagne se trouve alors réunie à la couronne de France comme faisant partie du domaine royal. L'historien américain Eugen Weber pointe en ces termes les conséquences de la défaite de Saint-Aubin-du-Cormier : « Après l’union forcée avec la France, les villes bretonnes furent envahies par des Français qui écrasèrent ou même remplacèrent les commerçants locaux, francisèrent les gens qu’ils employaient ou touchaient d’une autre façon. Les ports du roi comme Lorient ou Brest, étaient des villes de garnison en territoire étranger et le terme de colonie était fréquemment employé pour les décrire »

Bien que le duc de Bretagne soit maintenant confondu avec le roi de France, une partie de la noblesse bretonne, notamment les descendants de Jeanne de Penthièvre souhaitent se voir attribuer le fief de Bretagne ou tout du moins le comté de Penthièvre annexé par François II. À la mort d'Henri III, le dernier descendant en ligne masculine de Claude, l’héritière théorique de ses droits en Bretagne et en Auvergne est l’infante Isabelle-Claire-Eugénie de Habsbourg, dernière souveraine espagnole des Pays-Bas, et Henri II, duc de Lorraine ; la première est la fille aînée de la fille aînée du roi de France Henri II, mais une femme, le second est un homme mais le fils de la fille cadette. La Bretagne a un système qui donne une petite prééminence aux héritiers mâles, même s’ils héritent de leurs droits par les femmes. L'exclusion salique n'a jamais été mise en place a contrario avec la France.

Néanmoins, Philippe II d'Espagne, principal ennemi de la France à cette époque, offre aux deux de les soutenir afin de diviser la France. Mais en Bretagne, rien ne vient appuyer ceci. Au contraire, le duc de Mercoeur, un des chefs de la Ligue Catholique, gouverneur de Bretagne depuis 1582, revendique les droits de son fils mineur, descendant en ligne directe de la duchesse Jeanne de Penthièvre. Il organise en 1588 (immédiatement après l’assassinat du duc de Guise) un gouvernement à Nantes, soutenu par l’Espagne, qui ne fait sa reddition à Henri IV qu’en 1598, conclue par le mariage de sa fille avec un des bâtards d’Henri IV, ce qui confirme le contrôle direct de la France sur la Bretagne. C’est donc dans la dernière province où la Ligue lui résistait, qu’Henri IV signe un édit de tolérance, l'édit de Nantes.

Denier à la tête pour Etienne Ier Comte de Trégor

PA#1432

Denier à la tête pour Etienne Ier Comte de Trégor (1079-1137)

1,1 gr - 20 mm

 Type immobilisé

 

Avers / Début de légende à 12 heures, cercle lisse.

+GVINGAMP

 Profil barbare à droite avec un étoile devant le visage

 

Revers / Début de légende à 12 heures, cercle lisse.

+STEPHAN COM

Croix cantonnée de deux étoiles aux 1 et 2

 

Commentaires sur mon exemplaire :

Joli denier avec l'impression de la croix de revers en négatif à l'avers très prononcée masquant presque totalement le profil barbare. Patine noire brillante sur une moitié de la monnaie (?)

Etienne Ier, Comte de Trégor (1060-1137)

Biographie :

Né vers 1055, fils cadet de Eon Ier de Penthièvre et de Agnès de Cornouaille il rassemble par le jeu des héritages l'ensemble des domaines contrôlés par sa famille.

Comte de Trégor et seigneur de Goëlo en 1079 à la mort de son père, il devient comte de Guingamp. Il épouse Havoise fille de Thibault III de Blois et de sa seconde épouse d'Adèle de Vermandois.

En 1093, Étienne devient comte de Penthièvre à la mort de son frère aîné Geoffroy Ier de Penthièvre et hérite de l'Honneur de Richmond, après la disparition d'Alain (II) le Noir son autre frère.

Dès 1118 il doit faire face à la rébellion de son fils ainé Geoffroy II Botherel qui réclame l'avance sa part d'héritage et obtient le Penthièvre avec Lamballe et Moncontour et qui prend le titre comtal en 1120. Àprès sa mort, ses domaines sont partagés entre ses fils.

Étienne est le bienfaiteur de l'Abbaye de Bégard dont il favorise l'établissement le 10 novembre 1130 selon la tradition. Il obtiendra le droit d'y être inhumé avec son épouse.

Mariage et descendance :

De son mariage avec Havoise, dite de Guingamp, il a pour descendance :

  • Geoffroy II dit Botherel reçoit Penthièvre et Lamballe ;
  • Alain III le Noir († 1146), Comte de Richmond, père du duc Conan IV de Bretagne ;
  • Olive épouse d'Henri de Fougères ;
  • Mathilde, épouse de Gautier de Gand. Leur fils est Gilbert de Gand ;
  • Tiphaine, épouse de Rabel de Tancarville ;
  • Henri Ier d'Avaugour(† 1183), comte de Trégor (avec Guingamp) et seigneur de Goëlo.

L'armorial d'Augustin du Paz imprimé en 1619 mentionne l'existence d'une autre fille mais cette assertion n'est confirmée par aucune source.

  • Agnorie (1105-1167) épouse en 1120 d'Olivier II de Dinan.

Denier anonyme - Constance, Arthur 1er ou Guy de Thouars

PA#298

Denier anonyme pour Constance, Arthur 1er, ou Guy de Thouars (1186-1213)

0,8gr - 20 mm

Atelier de Rennes

 

 

Avers / Début de légende à 12 heures, cercle lisse.

+DVX BRITANE

 Croix ancrée

 

Revers / Début de légende à 12 heures, cercle lisse.

+REDONIS CIVI

Croix pattée

 

N bouletés avers et revers

Malgré l'usure de l'avers il semble certain qu'il s'agisse du PA#298 car le E d'avers est bien carré et en jouant avec les reflets, on peut remarquer la même forme pour le E du revers.

 

Commentaires sur mon exemplaire :

Joli denier avec un avers très agréable et un revers malheureusement assez usé.

Guy de Thouars (? - 1213)

Biographie :

Guy de Thouars épouse Constance de Bretagne en 1199 après le divorce de cette dernière avec Ranulph de Blondeville Comte de Chester l'époux qui lui avait été imposé par Henri II d'Angleterre en 1189.

Son beau-fils Arthur Ier ayant été assassiné le 5 avril 1203 par Jean-sans-Terre, il lui succède à la tête de la Bretagne en tant que duc baillistre, en qualité de tuteur de sa fille de deux ans, la petite duchesse Alix (ou Aelis), au détriment de sa belle-fille Aliénor (Ou Azénor) et du tuteur de celle-ci, Jean-sans-Terre.

Guy de Thouars joue un rôle instrumental essentiel dans la conquête de la Normandie par les Français en 1204. Allié au roi Philippe-Auguste, alors que ce dernier s'empare de la forteresse de Château-Gaillard le 6 mars puis de Rouen le 24 juin, il donne l'assaut au Mont-Saint-Michel avec 400 lances. Devant se replier avant d'avoir pu enlever par escalade l’abbaye réputée imprenable, Guy de Thouars se contente, après avoir massacré la population du bourg, d'allumer un incendie qui s'étend à la partie nord de l'abbaye. Il saccage ensuite la cathédrale s'Avranches et poursuit sa chevauchée de conquête de l'Avranchin et du Cotentin avec succès.

En 1206 Guy de Thours pas solidarité familiale est tenté de rejoindre les barons poitevins menés par son frère Aimery VII de Thouars qui s'agitent contre le roi de France et se préparent à se soumettre à Jean-sans-Terre. Philippe-Auguste réagit en lui en enlevant provisoirement le gouvernement de la Bretagne. L'échec du débarquement du roi anglais dissipe les inquiètudes du roi qui en rend le gouvernement du duché à Guy. éféode

Pendant la période où il « tient en main propre la Bretagne » le roi de France inféode des châtellenies du domaine ducal à des fidèles; celle de Guérande de manière indivise entre deux bretons, André II de Vitré et Eon Ier de Ponchâteau et celle de Ploërmel en fief héréditaire en faveur de Maurice II de Craon.

Sous l'égide du roi de France Philippe-Auguste un accord conclu à Paris en 1209 entre Guy de Thouars et le comte Alain de Goëlo-Penthièvre, héritier des droits sur le duché de Bretagne de la lignée des anciens ducs, prévoit les fiançailles puis le mariage de leurs enfants et héritiers respectifs : Alix, fille aînée de Guy et Henri le jeune fils d'Alain. Lors des fiançailles les barons et seigneurs bretons rendent à Lamballe l'Hommage à Henri de Penthièvre

Le comte Alain meurt le 29 décembre 1212 et Philippe-Auguste, peu confiant dans la fidélité et l'autorité en Bretagne de Guy de Thouars, compte tenu aussi du jeune âge du fiancé qui n'avait que 7 ans, et craignant que Jean sans Terre parvienne à imposer sa tutelle aux Bretons au travers de sa prisonnière Azénor, recourt à l'un de ses cousin l'énergique Pierre de Dreux. Un mois après la mort d'Alain, le 27 janvier 1213, Pierre de Dreux (26 ans), fiancé à Alix (11 ans), rend l'hommage pour la Bretagne à Philippe Auguste. Le mariage avec Alix ne fut concrétisé qu'en février/mars 1214 dans les jours qui suivent le débarquement de Jean-sans-Terre à La Rochelle.

Guy de Thouars serait mort selon Pierre le Baud à Chemillé le 13 avril 1213. Le 25 octobre 1223 son corps est translaté dans le chœur de l'église de l'abbaye Notre-Dame de Villeneuve près deNantes, auprès de son épouse Constance († 1201). Leur fille Alix († 1221) fut provisoirement inhumée avec eux.

Mariage et descendance :

Il épousa Constance de Bretagne (1161 † 1201), duchesse de Bretagne, veuve de Geoffroy II Plantagenêt et en eut deux filles :

  • Alix (1201 † 1221), future duchesse de Bretagne.
  • Catherine (1er septembre 1201 † 1237/1240), dame d'Aubigné, mariée en 1212 à André II de Vitré.

En 1203, il épousa en secondes noces Eustachie de Chemillé dont il eut un fils :

  • Pierre (1204-1248) Seigneur de Chemillé, il épousa Aliénor de Porhoët.