Triens de Justin II (565-578)

                                                                 Atelier de Marseille

Gravure issue de : Benjamin Fillon, "Lettres à M. Ch. Dugast-Matifaux sur quelques monnaies françaises inédites", 1853, planche I, n°5

Gravure issue de : Auguste de Belfort, "Description générale des monnaies mérovingiennes", Tome 2, 1892, n°2434, p.228

Or

26 grains soit 1,68 gr - ? mm

 

Avers :

D.N. IVSTINVS PF AVG. (Lecture B. Fillon)

DNIVSTI NVS(inversé)PFAVC (Lecture A. de Belfort)

Buste diadémé tourné à droite

 

Revers :

VICTORIA AVITORVMA (Lecture B. Fillon)

VICTORIAAVSTORVMA (Lecture A. de Belfort)

Croix sur un globe et accostée des lettres MA, initiales de Marseille, et du nombre VII.

A l'exergue : CONOB

Références :

Benjamin Fillon, "Lettres à M. Ch. Dugast-Matifaux sur quelques monnaies françaises inédites", 1853, page 44 (planche I, n°5)

- Benjamin Fillon, "Etudes numismatiques", 1856, page 25

- Auguste de Belfort, "Description générale des monnaies mérovingiennes", Tome 2, 1892, p.228, n°2434

- Catalogue de la collection "de Crassier", Gand (Belgique), n°126

Extraits d'ouvrages concernant cette monnaie :


" (...) Les deux dernières lettres de la légende sont probablement une répétition des initiales de Marseille, dont le nom n'était peut-être indiqué que de cette manière antérieurement à Justin II. (...) Ce précieux triens faisait autrefois partie de la collection de Crassier, de Gand (n°126 du Catalogue).

Benjamin Fillon, "Lettres à M. Ch. Dugast-Matifaux sur quelques monnaies françaises inédites", 1853, page 44


" (...) On connaît le charmant triens au nom de Justin II (565-578), que j'ai publié, et qui s'oppose à ce que je puisse partager l'avis de M. Lenormant, lorsqu'il ne fait remonter qu'à la tentative de Gondovald sur la Provence, en 583, l'introduction de cette empreinte dans la Gaule (Voir la Revue Numismatique 1854, p.308). Il est impossible de voir une monnaie de ces temps d'un style plus pur. Marseille renfermait par conséquent, lorsqu'il fut frappé, des artistes habiles, et n'avait pas besoin d'aller emprunter le burin de ceux de Constantinople."

Benjamin Fillon, "Etudes numismatiques", 1856, page 25